Intrigue générale
Le commandant Matthieu Pérac est l'un des meilleurs commandants de police judiciaire à Paris, un flic de terrain aux méthodes solides et aux convictions ancrées.
Fred, aux convictions tout aussi ancrées, le seconde au mieux. Quant à Hyppolite, il semble plus ouvert aux nouvelles méthodes…
C’est au sein de cette équipe que débarque Chloé Saint-Laurent est une psychologue spécialisée en criminologie. Une profileuse…
Bien sûr l’intégration de cette recrue n’est pas sans poser des problèmes à l’équipe… Problèmes qui vont jusqu’à l’hostilité. Mais Chloé Saint-Laurent semble protégée par le chef de la brigade, Lamarck.
Au fil des épisodes, peu originaux au regard de l’intrigue, le trio Pérac- Fred- Chloé ira de succès en succès tant il enverra de criminels en prison.
Les personnages
Considérée exclusivement au regard des histoires, cette série n’introduit pas d’éléments nouveaux dans la pauvre esthétique du petit écran. Si ce n’est une exploitation éhontée et agaçante, tant elle est récurrente, de l’imagerie « Les Poupées Russes » (1) de Cédric Klapisch, à moins que ce ne soit un recyclage d’une ritournelle publicitaire.
Il en va de l’esthétique comme des personnages… Matthieu Pérac est un commandant aux relents de Hard Boiled, probablement échappé d’un James Hadley CHASE post-moderne. Fred, sa coéquipière, incarne à merveille une sorte de Bécassine aux deux bachots, pendant qu'Hyppolite joue le Baudelaire de l’informatique et que Lamarck, en chef crypto--libéral, surveille, d’un œil paternel, ses garnements, comme d’autres guettent oille sur le feu.
Chloé Saint-Laurent
Et ce potage télévisuel serait insipide si un personnage ne venait en relever l’assaisonnement, jusqu’à le porter au pinacle de l’étrangeté excentrique, au faîte de la fantaisie cocasse.
Devant le cadavre d'une jeune femme défigurée, le commandant Matthieu Pérac, et son équipe de bonnets-de-nuit du nouveau Paf polardeux, voit débarquer une psychologue. Elle est là pour les aider de sa science du profilage, aux relents de transes catalytiques.
La chevelure d’un roux flamboyant, elle se penche maladroitement sur le cadavre féminin, avant de poser des yeux enfantins sur le chef de groupe.
Et elle va traverser la série dans des collants tantôt violets, tantôt aux arabesques N&B, dans des robes aussi courtes que légères et immettables.
Lolita de la police psychologique, Chloé Saint-Laurent illumine d’une présence ingénue et maladroite chaque épisode. Engluée dans un corps d’adolescente, qui lui échappe, elle pointe de genoux gainés de bas résille au dessus d’un cadavre sanguinolent. Et la caméra saisit par moments des fragments de ce corps comme autant de preuves de l’incongruité de ses gestes en ces lieux de violence et de mort.
Au final, cette série brise quelques codes et se révèle autrement plus originale que trois experts à Miami
1- Ce film, attachant par bien des aspects, offre malgré ses qualités deux scènes discutables.
La première est bien sûr celle de la drague dans un magasin de vêtements féminins. Invraisemblance tant du point d vue de la fiction que de la réalité, elle n’induit pas seulement un fort sentiment de frustration pour le public masculin, mais aussi et surtout une mésestime pour la gente féminine.
La seconde scène est toute visuelle. Dans une rue de Moscou, bordée d’immeubles imposants, le cinéaste joue avec les optiques de sa caméra, pour un résultat au surréalisme improbable et à la géométrie en point de fuite parfait.
C’est cette dernière qui est reprise ici, le jeu d’optique en moins, un traveling sur roulettes en plus.
L A
Le samedi 9 Mai 2009 |
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